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  • Julian Bourdy

Les transports, un enjeu majeur pour un great place to work

En 2020, la qualité de vie au travail (QVT) était considérée comme essentielle quant à la motivation à long terme des salariés. La QVT est une notion relativement large qui mesure le bien-être des salariés·es dans une entreprise, cependant beaucoup d'éléments sous-jacents y contribuent comme notamment : les trajets domicile / travail. Et ce n’est pas étonnant. En effet, en région parisienne, un·e salarié·e met en moyenne 44 minutes¹ pour se rendre à son lieu de travail, soit un total de 1h30 par jour dans des conditions inconfortables : embouteillages interminables, transports en commun pleins à craquer (pas très covid), etc. Le trajet domicile-travail est donc aujourd’hui devenu un critère décisif dans le choix du poste. Le 1er confinement a également fait émerger des prises de conscience sur l'importance de la QVT et la possibilité d'alterner télétravail et présentiel. En effet, en plus du temps perdu dans les transports quotidiennement, certains·es salariés·es le vivent très mal psychologiquement. Cela se caractérise notamment par le manque de contact avec leurs collègues, du mal à garder leur sang froid, des problèmes de concentration, des difficultés à prioriser …


Comment une entreprise peut-elle donc contribuer à améliorer la condition de ses salariés·es relative aux transports ?

  1. Favoriser le télétravail : 73 % des salariés·es sont pour privilégier plus de télétravail². Cela leur permet de passer moins de temps dans les transports, d’avoir un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle et d’être plus flexibles au niveau des horaires.

  2. Proposer des solutions alternatives à la voiture : une entreprise a la possibilité de proposer des solutions à ses collaborateurs·rices pour se déplacer autrement qu’en voiture.

Par exemple : avoir un garage à vélo, une flotte de vélos ou de trottinettes électriques disponibles en libre service, rembourser les frais des PassMobilité. Certaines entreprises l’ont bien compris : Nestlé par exemple, a même décidé de déménager son siège de Noisiel à Issy les Moulineaux pour être plus accessible en terme de transports. Placer le bien-être de ses collaborateurs·rices au premier plan


La flexibilité permet à l’employé·e de ressentir une certaine confiance de la part de son employeur·e en lui laissant la liberté de choisir quand il·elle veut travailler, et où il·elle le souhaite. L’employeur·e d’aujourd’hui sait qu’un·e salarié·e engagé·e donnera du cœur à l’ouvrage dans le temps consacré au travail, alors que dans le cas contraire il·elle risque de faire le strict minimum en raison de la fatigue engendrée. Cette même flexibilité se caractérise également dans la liberté de se rendre au travail de différentes manières. Si la seule solution pour se rendre au travail est la voiture, on s’y sent nécessairement contraint·e, mais si on a le choix entre différents modes de déplacement (voiture, train, vélo, trottinette), le trajet domicile / travail peut devenir un réel plaisir ! Les engagements climatiques sont également à prendre en compte lors de nos trajets domicile-travail


Un·e salarié·e peut être contraint·e de prendre la voiture tous les jours pour se rendre au travail, à contre-cœur ! Selon une étude d’opinionway pour PrimeEnergie, 9 Français·es sur 10 considèrent comme primordial de réduire son impact énergétique, ce qui représente également un facteur clé de gratification de soi. L’entreprise exprime également des valeurs dans lesquelles ses employés·es se retrouvent en souhaitant réduire son impact sur l’environnement, ce qui contribue également au bonheur et à l’engagement de ses collaborateurs·rices. Proposer à ses salariés·es une pluralité de solutions permet également à l’entreprise de répondre à tous les besoins en matière de mobilité. Bénéficier d’un moyen confortable, plaisant, pour se rendre au travail est une forte preuve d’engagement de l’entreprise envers le bien-être de ses salariés·es. La prise en charge des frais de transports est également un facteur important à prendre en compte. En moyenne, un·e salarié·e en milieu périurbain dépense 130 euros par mois³, rien qu’avec les trajets domicile-travail. Cela représente donc 1560 euros par an, un mois de salaire pour beaucoup !

En conclusion


Miser sur la qualité de vie au travail, et plus particulièrement sur les modes de transports alternatifs à la voiture, a des avantages non négligeables pour les entreprises (notamment en communiquant sur ses engagements environnementaux) : améliore son image, incite ses équipes à s’investir. Et pour ses collaborateurs·trices en réduisant leur budget de transports et en leur offrant plus d’indépendance.




sources :

¹ société d’étude BVA

² Le Figaro

³ Institut Paris Région


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